Acheter c’est Con-sommer.

Ce printemps, avant de me lancer dans cette initiative un peu farfelue, je me suis fait plaisir et j’ai acheté un Grovélo, un VTT quoi. Et même si je me suis fait plaisir, cette opération m’a délesté d’un montant fort conséquent en €uros.

Loin de moi l’idée de dire que je regrette, absolument pas. Mais à l’arrivée de l’automne j’ai utilise mon vélo une quinzaine de fois, pour des sorties allant de 3-4 heures jusqu’à un week-end entier.

Force est de constater que pour chaque sortie j’aurais pu louer un vélo, ce qui m’aurait évité les embarras du transport et m’aurait couté bien moins cher. En clair, si je fais plus ou moins 15 sorties par an, il me faudra 3 ans pour arriver a l’équilibre (cout achat = somme cout locations), date a laquelle mon vélo sera surement « obsolète ». Et comme tout le monde j’aurais envie d’en changer pour en avoir un nouveau…

En plus de ca, le Grovélo c’est agressif sur les équipements, et chaque sortie ou presque amène son lot de pièces cassées et de réparations en tout genre. Sans parler du pilote qui lui aussi aurait besoin de plusieurs pièces détachées, mais bon. Alors que si j’avais loué mon vélo a chaque fois, j’aurais pu tout simplement le ramener au magasin et laisser les techniciens du magasin faire leur travail sans que cela ne me coute plus cher.

Fort de ce constat, j’en viens a me demander pourquoi moi, en particulier, et nous, en général, on achète. Pourquoi est-ce que l’on achète notre matériel de sport, notre voiture, notre perceuse, notre aspirateur ou notre machine à laver ?

Ben j’en sais rien !

OK il y a une notion de confort : «je peux l’utiliser quand je veux », mais avec un peu d’organisation on peut facilement se débrouiller.

OK on utilise parfois un matériel « pointu » ou peu courant et il ne serait pas disponible à la location. La aussi, en cherchant un peu, je suis sur qu’on peut trouver, soit dans un magasin soit auprès de ces amis pour l’emprunter, d’ailleurs aujourd’hui on appelle ca « la consommation collaborative ». D’ailleurs nos amis allemands l’ont bien compris puisque dans ma montée d’escalier il y a au total 12 appartements avec au sous-sol : une seule machine à laver et un seul sèche linge…

En clair, je ne sais toujours pas pourquoi on achète toutes ces choses la et je suis de plus en plus convaincu par l’idée d’utiliser sans acheter. Mais au fait, et si malgré tout ce que l’on essaye de nous faire croire, le processus d’achat c’était pas rationnel ? Une idée, qui n’est pas nouvelle je suppose, puisque les publicitaires utilisent des mannequins à forte poitrine pour nous vendre tout et n’importe quoi, mais bon je m’égare.

Donc, une idée qui a amené un autre blogueur, dont j’aurais pu m’inspirer mais ce n’est pas le cas, a créer une grille d’évaluation pour tenter de rendre ses achats plus rationnels. Et il s’y est pris tellement sérieusement qu’il en a fait un livre. Un livre qu’il faudrait que j’achète, non que je lise, car j’ai arbitrairement décide que les livres ca comptait pas.

Les références du bouquin :

Comment j’ai arrêté de CONsommer – Journal d’une année de lutte contre l’enfer marchand, de Frédéric Mars, Editions du Moment, 10/05/12, ISBN : 978-2-35417-153-7, EAN : 9782354171537, 247 p., 18,50 €.

http://www.editionsdumoment.com

Et un article du monde présentant ledit livre.

Comment j’ai arrêté de CONsommer – Journal d’une année de lutte contre l’enfer marchand, de Frédéric Mars, Editions du Moment, 10/05/12
 
“On est foutus, on mange trop.” Vous vous souvenez de cette chanson d’Alain Souchon ? Aujourd’hui, il faudrait en actualiser les paroles : on est foutus, on consomme trop. On achète de tout, tout le temps, et n’importe comment. On CONsomme, on dépense, on accumule, sans jamais se demander ce que ces objets supplémentaires nous apportent réellement. Pendant une année, l’auteur a tenu un pari avec sa famille : deux adultes et un enfant qui ont tenté de déconsommer.
De ne plus se gaver en pilote automatique, de reprendre en fait le contrôle de leur vie. Pour répondre (enfin) à cette vraie question : ” Parmi tous les instants de mon bonheur, lesquels dois-je à ces choses que, j’achète à longueur de temps ? ” Sans soldes. Sans hypermarchés. Sans abonnements. Sans carte bleue. Sans crédit ni découvert. Sans publicité. Sans marques. On imagine les difficultés, notamment à Noël, lors de la fête des Mères, pour le choix des vacances, à la rentrée des classes ! Comment s’en sortir ?
Dans sa “nouvelle vie” de déconsommateur, Frédéric Mars nous donne ses astuces pour consommer le moins possible. Avec sa famille, il va établir la grille MBA (Minimum de Bonheur Acheté) où chaque achat potentiel sera soumis. Le but étant d’acheter seulement par utilité et non plus pour le plaisir immédiat de l’achat. Ils vont s’essayer au troc, aux sorties culturelles gratuites, aux vacances pas chères… Ils vont annuler abonnements et cartes de crédit, tenter de supprimer les marques de leur quotidien…

A la fin de chaque partie, il établit son bilan mensuel (achats effectués/rejetés, ses différents trocs, le gâchis alimentaire…) et nous délivre une sorte de maxime sur sa consommation mensuelle. (ex. “Quand on rationnalise sa consommation, on échappe difficilement à certains achats obligatoires, notamment scolaires, imposés par le système”.) 

Comment j’ai arrêté de CONsommer est un essai sociologique romancé très intéressant et très instructif sur nos habitudes de consommation. L’auteur dénonce avec beaucoup d’humour les travers de la Consommation. Drôle et pragmatique, sans idéologie ni moralisme, tel est journal de bord d’un résistant à la fièvre acheteuse.

A propos de l’auteur:
Frédéric Mars, journaliste et écrivain, a publié plusieurs romans : Son parfum (Ramsay, J’ai Lu), L’amour est une femme (Le Rocher), Le Sang du Christ (Michel Lafon), NonStop (Black Moon). Sous pseudonyme, il est par ailleurs l’auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages tous genres confondus (essais, documents, romans, etc.).

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Every time you spend money, you’re casting a vote for the kind of world you want” (lappe, 2003)

Two weeks ago I was at the outdoor show in Friedrichshafen in Germany, and last week I was at the Gore staff shop. I have to admit I felt like a little boy in toy shop: I wanted to buy all those things, to have more toys. But I didn’t buy them, because each time I asked myself the question: Do you really need it? And every time the answer was no, you don’t really need it and there’s most certainly a way of doing without, of using something I already have to do the same. And as much as there is a kind of frustration to foregoing the purchase of new toys, there’s also a kind of pride/reward to not buying those things: It actually felt quite good.

But the aim of this project, “no new things for a year” isn’t to deprive myself either, and if I really want something or really need something then I should allow myself to buy it. The best example for that would be books, of which I still have not solved the conundrum. And this makes me think of a quote I stumbled upon recently, the one I used for the title of post: 

It also reminded me of words of wisdom I got from Yvon Chouinard the founder of Patagonia. During that conference, Yvon said that people often came to him and said they felt helpless in front of the power of big corporations. His response to this is that each individual consumer has the real power: the power to buy or not, the power to choose another product and with that power you can influence the corporate world. Because if you stop buying a product altogether, any company will realise that pretty soon and change. Change their product, change their marketing, change their price, etc but they will change and that change will be dictated by which way the market goes.

So spend your money wisely and don’t feel guilty about it.

PS: Oh yeah, I forgot to mention that I actually bought something: some waterproof overshoes, so that I don’t get my feet soaked everytime I cycle to work under the rain.

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Chaque fois que vous achetez quelque chose, vous vous exprimez sur le type de société dans lequel vous souhaitez vivre. (Lappe, 2003)

Il y a 15 jours j’étais à Friedrichshafen pour le salon « Outdoor », et la semaine dernière je suis passe au magasin d’usine Gore. Je dois admettre que j’étais comme un gamin dans un magasin de jouets : Je veux des nouveaux jouets, je veux tout acheter! Mais je n’ai rien acheté, car a chaque fois je me suis pose la question : est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Est-ce que je ne peux pas me débrouiller autrement avec un truc que j’qi déjà ? Et à chaque fois la réponse était non je n’en ai pas besoin. Et, même si je dois admettre avoir ressenti une certaine frustration a ne rien acheter, il y aussi une petite fierté à ressortir en se disant j’ai rien acheté.

Ceci dit l’objectif de ce « un an sans acheter de trucs » n’est pas non plus de se priver, et si j’ai vraiment besoin de quelque chose ou que ca va réellement me faire plaisir, alors je m’accorderais ce plaisir. D’ailleurs pour les livres je n’a toujours pas trouve de solution à ce casse-tête. Mais ca me fait penser a une citation sur laquelle je suis tombe récemment en surfant sur le web, celle qui a servi de titre pour ce post.

Et cela me rappelle aussi les paroles d’Yvon Chouinard, le fondateur de la marque Patagonia. Lors d’une conférence a laquelle j’ai eu la chance d’assister, Yvon racontait que souvent les gens lui faisaient d’un certain sentiment d’impuissance face aux multinationales. Ce a quoi li répondait invariablement par la même chose : C’Est le consommateur final qui a le vrai pouvoir dans ce monde marchand : celui d’acheter ou pas, celui de choisit tel ou tel produit. Avec ca, vous pouvez influencer les multinationales, car des qu’elles verront leur ventes chuter, elles réagiront. Elles changeront leur produit, leur marketing, leur prix, etc. mais elles changeront. Et ces changements seront dictes par la direction que prends le marché.

Pensez y avant d’acheter, et ne culpabilisez pas trop non plus.

PS: j’ai acheté des surchaussures, pour ne plus arriver au boulot avec les pieds trempes. Comme je viens en velo tous les jours (ou presque), je n’ai pas trouve d’autre solution.

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La pub nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu’on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien !

Je sais pas vous, mais moi c’est symptomatique : dans les moments ou j’ai moins la patate, ou je suis frustré que ce soit par mon boulot, par un truc particulier ou la vie en général. J’ai tendance à aller m’acheter un truc, m’offrir un p’tit cadeau à moi-même pour me remonter le moral.

Je me souviens particulièrement d’épisodes de ma vie Parisienne ou j’allais « en ville » le week-end pour m’acheter un truc dont je n’avais pas besoin. Mais ça me faisait du bien, je me sentais cool, j’avais l’impression de faire partie des gens « In », mais je n’en avais certainement pas besoin.

Et puis à l’opposé, je me souviens très bien d’une période ou je ne travaillais pas en tant que tel et ou j’avais le temps de faire exactement ce que je voulais, uniquement ce qui m’intéressait, notamment pas mal de sport et de VTT et aussi passer du temps avec mes amis sans avoir la pression du « c’est le week-end et ça ne dure que 2 jours » alors profitons en un max !

Ma théorie, c’est que la structure de notre société entretien cette frustration, même si elle n’est que minime, pour alimenter le montre de la consommation. Parce que quelqu’un quelque part VEUT que vous achetiez sont dernier objet à la mode. Alors la prochaine que ca vous démange, demandez vous si vous en avez vraiment besoin. Car comme le dit si bien Tyler Durden dans « Fight Club » : La pub nous fait courir après des voitures et des fringues, on fait des boulots qu’on déteste pour se payer des merdes qui nous servent à rien !

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, voilà la référence : Fight Club

PS : Oui je sais, j’ai enfreint la première règle du Fight-Club

PPS : la première règle du Fight-Club est « On ne parle pas du Fight-Club »

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We buy things we don’t need, with money we don’t have, to impress people we don’t like.

I don’t know about you, but for me it’s a real symptom : Ever noticed how somedays, when you’re feeling down, you go out and buy something, as a kind of reward or present to yourself. And that feeling down can be anything from frustration at your job, frustration with life in general or just about anything else.

I can remember being in Paris and going into town on a Saturday, and regularly buying something that I didn’t need. It made me feel good, it made me feel cool, it made me feel part of the « in-crowd », but I definitely didn’t need it.

Conversely I can remember times, when I wasn’t working as such but doing only exactly what I wanted, what I was interested in, including lots of sport, spending plenty of time with my firends without feeling pressurised because it was the weekend and we didn’t have a lot of time. And at those times, I didn’t go out and buy things I didn’t need.

The thing is « society » as a whole, in the way it works maintains that status quo, because the big guys want you to « buy their shit ». Think about it next time you feel like buying something and ask yourself if you really need it. Because as Tyler Durden puts it in « Fight Club » : we buy things we don’t need, with money we don’t have, to impress people we don’t like ».

And for those that haven’t seen it, here is the reference: Fight Club

PS : Yes I know, I’ve broken the first rule of Fight-Club.

PPS : The first rule about Fight-Club is « You do not talk about Fight-Club ».

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999 kilometres

My milometer (is that the right word?) goes back to zero once it reaches 999 km! On a car that is “only” five years old, I find that a bit surprising, especially when a lot of car advertising goes on about how efficient they are. After the initial surprise, I started asking myself why?

Why would you fit a modern car with a digital milometer that only goes up to 999 km? For cost reasons, because the extra digit was “too expensive” or because it didn’t occur to the engineering team that you could do more than 999 km on one tank of diesel?

And frankly, it’s more this second option that scares me. It means that one or more engineers didn’t think that somebody would drive at less than 130 km/h for a long period of time, be it for economical or ecological reasons, or both. This implies that none of them thought about this in terms of availability of resources (crude oil that is) or in terms of global warming.

I would have said that in this day and age, it’s really easy to get hold of data on either of those subjects. Availability of oil for example, there are many reports about this on the web, such as this HSBC report that states there’s 49 years of Oil left (Don’t panic, tey’re optimists) or more generally about the availability of raw materials in general, like this one.

But let’s be fair they could have missed it.

However, the fact that they missed the whole discussion on GreenHouse effect Gases (GHG) and global warming is literally impossible. Whether you believe in “Peak oil” theory or not, the evidence of global warming is hard to deny. And that leaves me speechless.

Could it really be that, in the end, the oil and car-makers lobby control the economy and governments in such a way that we’ll carry on until we “deep-fry” the planet. That would be bending towards conspiracy theories and sounds a little too diabolical for me. But wait a minute; if you write 999 back to front, it comes out as 666.

Speak of the devil and he shall appear!

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999 kilomètres.

Mon compteur kilométrique secondaire se remet automatiquement à zéro à 999 km! Sur un véhicule qui ne datte « que » de 2007, au delà de la surprise, cela pose la question de pourquoi. Pourquoi ne mettre un compteur digital qui ne va pas plus loin que 999 km ?

Est-ce pour une raison de cout : mettre un compteur à quatre chiffres aurait couté plus cher (il n’y a pas de petites économies) ou bien est-ce parce que le concepteur n’a pas envisage que l’on puisse faire plus de 999 km avec un seul plein de diesel ?

Et c’est vraiment cette deuxième option qui me chiffonne. Ça veut dire que un où plusieurs ingénieurs n’ont pas pensé que dans un souci d’économie, ou d’écologie, voir même les deux, un utilisateur pourrait rouler à moins de 130 km/h sur un long trajet. L’implication c’est qu’aucun d’eux n’a pensé en termes d’économie de ressources non renouvelables genre le pétrole: pas de panique il nous en reste au moins pour 49 ans (Source: HSBC oil in 2050) ou en termes de gaz à effet de serre.

Pourtant, il n’est pas difficile de trouver une idée du niveau de ressources disponible sur terre. Ce genre de graphique, comme celui ci-dessous, ressort régulièrement dans les journaux généralistes.

Soit, admettons, il est possible que cette information leur ait échappé à l’époque de la conception du véhicule. En revanche, la discussion sur les gaz a effet de serre et la part anthropique du dérèglement du réchauffement climatique, elle était inratable.  Que l’on croit au peak-oil ou pas, le problème du réchauffement lui est réel. Et tristement il semblerait que l’on ait assez de pétrole pour “Bronzer jusqu’a plus soif”.

Je ne sais trop que dire, ni ce que je devrais croire. Finalement, est-ce que ce ne sont pas les multinationales qui produisent les voitures et le lobby des pétroliers qui ont orchestre tout ça ? Avouez le, ce serait diabolique de privilégier le profit à court-terme sur notre bien-être a tous. Mais 999 écrit à l’ envers c’est 666…

Machiavélique non ?

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